Lorsque
l'on le découvre le long d'une route de campagne,
sa petite taille et son pieds d'éléphant
nous le rendent tout de suite sympathique.
C'est en effet un moulin-tour dit à "petit-pied"
taluté. Cela permettait au meunier de faire le
tour de son moulin le long des parois sans être
gêné par les ailes en rotation. Son toit
pivotait,également, pour donner aux ailes le maximum
d'efficacité face au vent de la région.
Son histoire
s'insère dans celle de la région
Le
moulin de Rochoux fait partie d'une ligne de moulins fortifiés
allant du château de Balin jusqu'à la Loire.
Son blason porte les armes des seigneurs du Châtellier,
à Bouée, vassaux du Baron de la Roche-Bernard.
Sa construction date de 1507, comme inscrit à l'extérieur.
En 1900, le moulin est équipé d'ailes Berton.
En 1950, il tournait toujours. Pendant une nuite de tempête,
il perdit ses ailes très abimées d'ailleurs.
Son dernier meunier, le père Nicolas vend le mécanisme
afin d'éviter l'impôts sur les meules. En 1976, les occupants
actuels, les Milaret, l'acquièrent. Sa rénovation
commence en 1978. Il est inscrit à l'inventaire
supplémentaire des Monuments Historiques en 1982.
Les
moulins en France
Dès la fin
du moyen âge et jusqu'au début du XVIIIème
siècle, le moulin ne cesse d'augmenter. Le meunier
devient un personnage au sein de la population rurale.
En Anjou, existent dès le XVIIème
siècle de véritables dynasties de meuniers
dont l'autorité et la richesse sont telles qu'il
ne doit allégeance qu'au seigneur lui-même.
C'est pourquoi, on assiste à une multiplication
du nombre des moulins en France.
Bien qu'habituellement, on ne considère pas notre
pays comme le pays d'élection du moulin à
vent, on peut dire qu'il fut très répandu
et y connut pour l'Europe une des plus fortes densités.
C'est en France qu'on en trouve la plus grande variété,
soit dans la conception architecturale, soit dans le mécanisme.
Sa silhouette fut, avec le clocher de l'église
et celle du château parfaitement intégré
pendant 900 ans au paysage français.