Parmi les 50 centrales
qui fonctionnent au fioul, au gaz ou au charbon, celle
de Cordemay, commune voisine de St Etienne de Montluc,
est exemplaire. Elle dispose de 5 tranches soit 3.200
MW. Deux tranches fonctionnent au fioul et les autres
au charbon. La tranche n°1 de 600 MW au charbon sera
prochainement fermée.
Par vent d'ouest, St Etienne de Montluc est "arrosé"
de ses fumées, au cas où elle est couplée au réseau
d'énergie. Ce qui lui arrive de temps en temps, au moment
des grands froids. La pollution est constituée de dioxyde
d'azote et d'oxydes d'azote. En ce moment se terminent
les travaux de désulfuration de la centrale pour le
chauffage au fioul et de dénitrification pour le charbon.
Mais l'environnement visuel est une fois de plus modifié.
Une cheminée de plus, plus haute que les autres, est
en cours d'achévement.
En face, sur l'autre rive de la Loire, vers l'estuaire,
devait se construire la centrale nucléaire du Carnet.
Mais le pouvoir politique a décidé de surseoir à ce
projet.
Sur
la commune de Bouée
Le
moulin de Rochoux Il est la propriété
de M. et Mme Milaret. Ancien moulin seigneurial du Chatelier,
une des quatres seigneuries du territoire de la commune.
Situé sur petit rocher (le rochoux), au bord des
marais qui s'étendent entre Bouée et Lavau,
ce moulin date de 1507.
Pour s'y rendre : du coeur de Bouée, prendre la direction
de Lavau, puis la première à droite le long
de la Paquelais, puis la première à gauche.
Le moulin est sur la gauche après la Baudrais.
Le
Châtelier
C'était une des quatre
seigneuries relevant des ducs de Bretagne.
Les premiers seigneurs connus sont les de Louëday au
XVème siècle, puis les descendants, les Bonamy,
d'origine italienne. Leur succédèrent les
Le Meneust de Bréquigny dont deux moururent au Châtelier,
le dernier en 1729. Peu après, Jean Senant, seigneur
de la Cour de Bouée, acquit aussi le Châtelier.
Ses héritiers, les du Merdy de Catéluan le
détinrent jusqu'à la révolution. Le
dernier seigneur était le premier président
du Parlement de Bretagne. Son émigration entraîna
la confiscation du domaine. Le château en ruine, fut
racheté en 1796 par Georges-Marie-Paul Hardouin,
qui avait été le fermier général
de la seigneurie.
Les bâtiments subsistants ne sont que des dépendances.
Pourtant, au milieu du XVIIIème siècle, le
manoir avait encore fière allure avec chapelle, colombier,
étang, jardin, bosquet, verger, vignes, pourpris,
avenue, bois de haute futaie...
Une atelier d'extraction du salpêtre fut installé
au Châtelier en 1794-1795.
La
Cour de Bouée C'était une seigneurie
avec haute justice relevant de la vicomté de Donges
et baronnie de la Roche en Savenay.
Parmi les seigneurs les plus marquants, citons ...
- les du Boisguéhenneuc qui étaient protestants.
Ils furent contraints d'abjurer la religion réformée
en 1685. Léa du Boisguéhenneuc,
dame de la Cour de Bouée, légua une rente
annuelle de 500 livres aux pauvres de Bouée. Elle
mourut en 1716.
- Jean Senant, riche roturier, acquit la Cour de Bouée
en 1725. Il acheta la même année une charge
annoblissante de notaire et secrétaire du roy. Après
sa mort à Nantes en 1737, son coeur fut ramené
à Bouée.
- Jacques du Merdy de Catéluan, petit fils de Jean
Senant, traducteur du théâtre de Shakespeare.
Il vendit la Cour de Bouée à Claude-Louis
de Monti en 1777.
- Louis-Claude-René de Monti (1750-1826), officier
d'artillerie qui concourut à repousser les Anglais
en 1779 tentant de débarquer à Cancale.
Le château actuel est essentiellement du XIXème
siècle. C'était la demeure de Louis de Monti
(1789-1874), fils du dernier seigneur de la Cour de Bouée.
Son épouse, Pauline de Cornulier, fit venir à
Bouée les soeurs de Saint-Gildas pour y fonder une
école de filles.
Les
marais salants de Guérande
A 30 km vers l'ouest, se trouvent
dans l'anse de la pointe du Croisic, les marais salants de Guérande.
On dit que Louis XVI exigeait de la fleur de sel de Guérande
à sa table, qu'il lui trouvait un goût de violette. Les salines
de Guérande se situent entre la ville fortifiée et la côte sauvage,
à quelques encablures du Croisic et de La Baule : 2.000 hectares
de salines. Les illets sont aujourd'hui le joyau des sels
de France. Explication: le sel de Guérande, fortement chargé
en argile, est gris, et pas blanc. Les plus grandes tables de
France cuisinent au sel de Guérande. Les professionnels ont
décerné à la zone le titre de site remarquable du goût. Dans
les rayons des supermarchés, on ne compte plus les produits
"au sel de Guérande". La brouette est la seule concession
à la modernité. L'été, l'eau étant arrivée à saturation dans
les illets c'est le temps de la récolte, avec le geste
lent du chercheur d'or gris, le même depuis un millénaire. L'homme
a sorti ses outils de bois : le " las " pour le gros
sel, la lousse pour la désormais célèbre fleur de sel, cette
fine pellicule de cristaux qu'on récolte à la surface uniquement
par vent d'est et beau temps sec. La fleur de sel est le "must
" du sel... Les paludiers en obtiennent 20.000 francs la
tonne. Valeur ajoutée optimale : la fleur ne représente que
2 % des volumes vendus mais près de 20 % du chiffre d'affaires
des Salines qui atteint 45 millions de francs.